Kopernikus – La musique des sphères (parlantes)

Kopernikus, opéra – rituel de mort de Claude Vivier (1979), mis en scène par Peter Sellars

Kopernikus n’est pas à lui-même son propre centre, l’opéra ressemble à une constellation de personnages. Mais comme pour les constellations, on ne sait plus si l’image est dans les étoiles ou dans notre regard. Continuer la lecture « Kopernikus – La musique des sphères (parlantes) »

Julien Gosselin : éloge de la tristesse

En quelques années, Julien Gosselin s’est imposé comme une référence majeure de la création européenne. Le metteur en scène lessive autant qu’il captive les spectateurs qui sortent parfois exsangues de ses créations, comme nettoyés par l’attention constante qu’elles demandent. Il revient avec une nouvelle odyssée de neuf heures : Joueurs | Mao II | Les Noms, adaptation de trois romans de Don DeLillo. Continuer la lecture « Julien Gosselin : éloge de la tristesse »

Une nuit des rois semi-dénudée

À propos de « La Nuit des rois ou tout ce que vous voulez », à la Comédie-Française jusqu’au 28 février 2019

En travaillant avec les acteurs du Français pour la première fois sur La Nuit des rois, Thomas Ostermeier se permet une franche incursion dans le grotesque et dénude le bas corporel, jambes et fesses à peine recouvertes d’un mince sous-vêtement sous la chaleur cuisante d’Illyrie. Un spectacle ubuesque qui exacerbe la pulsion. Continuer la lecture « Une nuit des rois semi-dénudée »

Vibrations transdisciplinaires

Entretien avec Fabrice Murgia

Cher Fabrice, ton travail de création et de mise en scène mêle le théâtre à d’autres disciplines depuis le départ, mais les projets scéniques liés à la musique y occupent une place de plus en plus grande.

Dès mon premier spectacle, Le Chagrin des ogres (2009), j’ai considéré le plateau comme une table de montage où les acteurs, la vidéo et la musique formaient une sorte de monstre dont les membres s’articulaient les uns aux autres sans pour autant former un tout. Continuer la lecture « Vibrations transdisciplinaires »

Muziektheater Transparant, maison de production internationale du théâtre musical flamand

Entretien avec Guy Coolen

I. D. : Comment est née la maison de production de théâtre musical Muziektheater Transparant que tu diriges à Anvers ?

G. C. : Au départ, j’étais assistant chez Muziektheater Transparant, une structure fondée en 1987 à Anvers, issue de l’Opéra de chambre de Flandre pour produire et promouvoir des petites formes lyrique innovantes. Continuer la lecture « Muziektheater Transparant, maison de production internationale du théâtre musical flamand »

Chronique d’un film revisité

À propos de « J’abandonne une partie de moi que j’adapte » de Justine Lequette (Group Nabla)

« Pourquoi faut-il travailler ? » questionne d’emblée une enfant (Léa Romagny) perchée sur une balançoire, d’un air malicieux. C’est ainsi que commence J’abandonne une partie de moi que j’adapte, spectacle conçu et mis en scène par Justine Lequette, à partir d’une adaptation du film documentaire de Jean Rouch et Edgar Morin, Chroniques d’un été. Continuer la lecture « Chronique d’un film revisité »

WALPURGIS et deFENIKS : une compagnie et une maison pour le théâtre musical

Entretien avec Judith Vindevogel, réalisé par Isabelle Dumont

Isabelle Dumont : WALPURGIS, LOD et Transparant sont les trois premières structures de théâtre musical apparues en Flandre au tournant des années 1990, mais vos parcours et vos missions sont assez différents… Continuer la lecture « WALPURGIS et deFENIKS : une compagnie et une maison pour le théâtre musical »

La Cosa, de Claudio Stellato : Jeu de tout bois

Venu du cirque, passé par le théâtre, Claudio Stellato a eu envie, pour La Cosa, de prendre l’air hors des studios et de tester, pendant un an, le jeu avec divers matériaux. Il a essayé les pierres, les peaux d’animaux, les troncs d’arbres : il a choisi les bûches, pour leur légèreté et leurs infinies possibilités de démultiplication, et s’est entouré de trois acolytes. Continuer la lecture « La Cosa, de Claudio Stellato : Jeu de tout bois »

Acusma. « Figure » et voix dans le théâtre sonore d’Ermanna Montanari

Ermanna Montanari, actrice et cofondatrice du Teatro delle Albe (Ravenne) développe depuis Ouverture Alcina (2000/2009) jusqu’à Luş (1995/2015) (1) un théâtre visuel et sonore où, par sa voix, elle donne à la « figure » qu’elle incarne sur scène une consistance particulière, déclinée « acousmatiquement » dans un espace sonore composé (parfois en direct) par Luigi Ceccarelli. Dans cet espace, la voix d’Ermanna Montanari se déploie dans un corps à corps avec la matière organique du son. Nous proposons ici un extrait du livre d’Enrico Pitozzi qui lui est consacré. (2) (Alternatives théâtrales)

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Le double mouvement de professionnalisation de la scène théâtrale romande. Vers une célébration des entrepreneurs singuliers de la création ?

Réflexion sur la structuration de la scène romande et ses évolutions récente.

Le 3 juin 2017, la Comédie de Genève (première institution théâtrale fondée en 1913 à Genève par une troupe dramatique locale) organise une journée de réflexion sur la relation du théâtre au politique et à la société à l’occasion du départ, au 30 juin, de son directeur. Continuer la lecture « Le double mouvement de professionnalisation de la scène théâtrale romande. Vers une célébration des entrepreneurs singuliers de la création ? »